J’ai 18 ans, et je me sens déjà perdue dans ma propre vie

Je ne sais pas vraiment par où commencer. Peut-être par le fait que j’ai toujours eu l’impression que tout devait être clair à 18 ans. On nous dit que c’est « l’âge adulte », le moment où on doit savoir ce qu’on veut faire, qui on veut devenir, et même avec qui on veut être. Mais moi, j’ai juste l’impression d’être bloquée entre deux mondes : celui de l’enfance que je regrette déjà, et celui des adultes que je ne comprends pas encore.

Depuis que j’ai eu mon bac, tout le monde me pose les mêmes questions : « Tu veux faire quelles études ? », « Tu comptes rester ici ou partir à l’étranger ? », « Tu es en couple ? ». Et chaque fois, j’ai envie de répondre : je ne sais pas. Parce que c’est la vérité. Je ne sais rien. J’ai des rêves, oui, mais ils semblent trop grands pour la vie que j’ai.

Parfois, je me regarde dans le miroir et je me demande si je suis vraiment prête à grandir. J’ai peur de me tromper, peur de décevoir, peur de ne pas être à la hauteur. Ma mère me dit souvent que j’ai toute la vie devant moi, mais moi, j’ai juste l’impression que le temps passe trop vite.

Et puis, il y a l’amour. Ce mot qu’on croit comprendre, mais qui fait tellement mal parfois. J’ai cru aimer, j’ai cru être aimée. Mais à 18 ans, on se rend vite compte que beaucoup de gens veulent juste passer le temps, pendant que toi, tu donnes ton cœur pour de vrai. J’ai eu ma première grande déception cette année. Il m’a dit qu’il m’aimait, qu’il ne me laisserait jamais. Trois semaines plus tard, il était déjà avec une autre. J’ai pleuré, beaucoup. Et depuis, je me demande si aimer, ça vaut vraiment la peine.

Aujourd’hui, j’écris ces mots parce que j’avais besoin de parler, sans être jugée. Peut-être que d’autres filles de mon âge ressentent la même chose. Ce mélange d’envie et de peur, de force et de fragilité.

J’ai 18 ans, et je ne suis pas parfaite. Je n’ai pas encore trouvé ma voie, ni le grand amour, ni la confiance que j’aimerais avoir. Mais je crois que c’est ça, la vie. Apprendre petit à petit, tomber et se relever, sans trop savoir où on va, mais en avançant quand même.

Peut-être qu’un jour, je relirai ces lignes et je sourirai. Peut-être que je me dirai : « Tu vois, finalement, tu as réussi. »
Mais pour l’instant, je suis juste une fille de 18 ans, un peu perdue, un peu fatiguée, mais encore pleine d’espoir.

Retour en haut